Mémoire d'hiver du cavalier randonneur

Ah! Ces petits matins d'hiver où le cavalier randonneur se lève aux aurores, le nez collé à la vitre, observant la froidure blanche des prés, à peine éclairés par l'aube naissante.

"Doit pas faire chaud" dit il l'oeil embrumé, les cheveux hirsutes, pas encore rasé.
"Pas idée d'aller çi-loin en cette saison, des chemins y en a de plus près" pense t-il tout haut, en humant son bol de café.
Après une bonne douche, rasé de près, il sort, la longe à la main chercher sa monture.

Le fidèle destrier est là, dans la brume, le nez à terre broutant du bout des dents les quelques brins d'herbe de la pâture.
L'homme s'approche de la barrière, l'animal lève la tête, hésite un instant, puis se décide enfin d'un pas lent, pour se diriger vers celui qui chaque matin lui apporte sa ration.
Ces deux là se connaissent, et c'est au petit trot que l'animal rejoint son cavalier.
Une caresse sur l'encolure, le mousqueton au licol, ils montent ensemble dans le van vers une nouvelle aventure.

Ce soir, tous deux fourbus, ils iront se reposer chacun de leur coté. L'animal à son foin, l'homme racontera à qui veut l'entendre, les longues allées sableuses parcourues au petit galop, l'air vif cinglant le visage, le soleil perçant à travers les arbres, les gerbes d'eau du gué de la Gardonnière, l'arbre abattu par la tempête où l'un d'entre a failli rester accroché, obligé de descendre du cheval en toboggan par l'arrière, sous les quolibets des copains.

Et puis les rires, la bonne humeur, les plaisanteries, la soupe à l'oignon bien chaude, le feu qui crépite, la clairette douce et fruitée, les petits gâteaux, bref l'amitié.

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