Le chat, un psy pas comme les autres

Informaticienne dans une grande entreprise, Anne est une jeune femme de 37 ans qui croque la vie à pleine dents. Mais, du jour au lendemain, en 2008, la voilà licenciée après quinze ans de bons et loyaux services. Peu de temps après, son mari lui annonce qu’il vient de rencontrer « la femme de sa vie » et la quitte. Anne s’effondre complètement. Elle décide de consulter un psychiatre pour « aller mieux et réapprendre à vivre autrement ».
Selon les dires de son psychiatre, Anne souffre de troubles bipolaires, maladie aussi appelée psychose maniaco-dépressive. Sur cette base de diagnostic, la jeune femme est bombardée de médicaments qui loin d’améliorer son état, l’aggravent. Anne développe en effet des migraines, des nausées et un état d’épuisement profond, qui l’amènent à passer sa vie au lit.
Pour son psychiatre, c’est la dépression qui l’épuise et non les médicaments. Les migraines et les nausées sont mises sur le compte du stress de la situation que vit la jeune femme.
Pendant des mois, une fois par semaine, Anne se traîne chez son psychiatre :  « une pure formalité. Cela devenait aussi banal que de pointer à Pôle Emploi. J’avais le sentiment de parler dans le vide. Je restais vingt minutes avec lui, et pendant ces vingt minutes, il répondait toujours au téléphone, quand je ne le surprenais pas à envoyer un “texto” tandis que je lui exposais toute ma vie. A 100 € la séance, ça faisait cher ! ».
C’est en regardant l’émission télévisée Trente millions d’amis, qu’elle a pour la première fois depuis des mois, envie de quelque chose. L'envie d’adopter un chat ! Anne se rend dans un refuge de la région parisienne. L’heureux élu se nomme Castor.
Une nouvelle vie commence pour Castor… et pour Anne. Ronrons, frottements, pétrissages, léchages, regards hypnotiseurs, doux miaulements, Castor a un vocabulaire qui calme et apaise Anne.
Elle décide alors de se sevrer toute seule en diminuant progressivement les doses de médicaments. Et ainsi, deux mois après l’arrivée de Castor, psychiatre et médicaments sortent de la vie d’Anne, et elle retrouve un emploi.
Grâce à la présence de Castor, la jeune femme a retrouvé le goût de vivre. Et lorsque son entourage la charrie sur sa passion pour son chat, elle rétorque :  « peu importe qui l’on aime, l’essentiel, c’est d’aimer… ».
Source :  Que Choisir Santé – Octobre 2012

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