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15 janvier 2017

Patrice Hernu: La génétique des peuples bibliques de phararon à Jésus

Interview réalisée sur BTLV et retranscrite par Essentia/64 un gros travail essentiel disponible à la lecture.  


 
-Bonsoir.
-Ravi de vous accueillir. Vous êtes docteur en mathématiques et en économie appliquée, administrateur de l’INSEE, conseiller international des hautes études de la sécurité et de la justice sous l’autorité du 1er ministre pour les risques environnementaux. Vous avez été professeur en économie et en développement durable au sein de l’Université Paris Dauphine, vous avez un long CV quand même Patrice…!
 


-Bon, dans tous les cas, on va donc évoquer ce soir cette génétique des peuples bibliques. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous plonger là-dedans ? Parce qu’on voit bien que tout cela a été perturbé, l’ancien testament, le nouveau testament. On est un peu à la ramasse aujourd’hui, on peine à se situer. Est-ce un moyen pour vous peut-être de remettre tout cela dans le bon ordre ?

-D’une certaine façon oui. En réalité, comment dire, je ne vais pas tout raconter mais simplement une indication: j’ai été un élu de Cachan qui est une ville de banlieue actuelle. Et quand je faisais des mariages, je lisais les poèmes de Ronsard qu’il a écrits au sujet de la rose. Or, il y a beaucoup de discussions sur l’origine du mot ‘cachan’ et j’ai fini par découvrir qu’en réalité cela venait d’une ville de Perse qui s’appelle Kashan aussi et qui a aujourd’hui 400 000 habitants. En fait le mot kashan signifiait ‘rose primordiale’, ka-shan. Et donc cela m’a intéressé. J’ai eu la chance de rencontrer  la bibliothécaire iranienne de Kashan (…) que les soufis considèrent comme le saint des saints. Et de fil en aiguille, je fus amené à m’intéresser aux textes antiques qui, paraît-il, se trouveraient encore dans ‘l’enfer’ de la bibliothèque de Kashan. Il y a beaucoup de lien avec notre ville, que je ne développerai pas. Simplement, pour résumer, lorsque les Templiers ont été arrêtés, leurs archives ont été confiées aux Hospitaliers qui avaient un château sur la commune actuelle de Cachan qui ne s’appelait pas comme ça à l’époque. Les Hospitaliers sont donc allés à Cachan, il y a d’ailleurs une trace de leur passage dans un jardin qui s’appelle le Jardin des Finet, qui se trouve à 2 km et dont certains disent que c’est le jardin des Hespérides, bon allez savoir… Ils ont donc ramené des textes en persan ancien, des textes littéraires dont notamment ceux des Zoc, qu’1 siècle 1/2 après, La Fontaine a pompés on peut dire. Il y avait des textes scientifiques aussi qui ont été remis au pape d’Avignon ; ainsi qu’une copie des textes sacrés ou considérés comme tels qui ont été envoyés à Edimbourg avant d’être enterrés dans un lieu-dit qui s’est appelé la ligne des roses parce que, évidemment, Cachan veut dire rose aussi bien en persan qu’en français. Et c’est ainsi que j’ai progressivement été amené à m’intéresser à ce que disaient ces textes et à la manière dont la Bible elle-même les avait interprétés, superposés, recomposés. Et finalement à l’Egypte aussi et à Sumer, les deux sources qui nous soient pleinement accessibles. Il y en a sans doute d’autres mais on ne les connaît pas alors c’est un peu plus compliqué. Voilà, en deux mots très vite.

-Heureusement que vous étiez élu à Cachan, parce que sinon…? Tout vient de là finalement…

-C’est un hasard qui a été préparé dans ma jeunesse, grâce à mon père dont je ne connais pas très bien toutes les implications. Lui-même s’y est intéressé mais je ne le savais pas, j’ai découvert tout ça plus tard… J’ai été amené à Saint-Germain-en-Laye, à connaître (en?) ces temps ce qu’était le rite d’Isis… Je ne sais pas par quel bout, tout ça est resté un peu enfoui dans ma mémoire et en fait il y a une dizaine d’années seulement que je me suis réinvesti dans ces domaines, avec passion oui ça on peut le dire.
-C’est intéressant parce qu’on voit bien qu’on a un problème de racines aujourd’hui, je dis bien racine. On a la sensation qu’on pourrait peut-être trouver des réponses dans cette étude des peuples bibliques, ce qui permettrait peut-être de moins se quereller aujourd’hui ?

-Je crois effectivement que si on allait au fond des choses, ce serait un facteur de paix. Dans la bible bien sûr, c’est très allégorique, cela ne correspond pas aux enseignements de la génétique, peut-être en dira-t-on deux mots tout à l’heure…Du coup, les déformations passées dans les interprétations qui nous ont été transmises ont opposé des peuples qui sans doute ne devraient pas s’opposer. Je crois que la vérité est un facteur de paix, ce que nous recherchons c’est ce que vous disiez à l’instant : au fond, la scène primitive, comme on dit en psychanalyse, qu’est-ce que c’est vraiment ? D’où venons-nous ? Que s’est-il passé lorsque les premiers noirs sont sortis d’Afrique ? Pourquoi y a-t-il toutes ces légendes ? Pourquoi ces différents peuples ? Et sont-ils si différents que cela les uns des autres? Ont-ils été alliés ou vraiment opposés ? Enfin voilà, beaucoup de questions se posent, et je crois qu’au fond, la recherche de la vérité est salutaire et peut-être même nécessaire à la construction du nouveau siècle ou du nouveau millénaire. Je ne sais pas, j’en suis persuadé pour ma part mais ce n’est qu’un point de vue.

-On est obligé quand on se penche sur ce sujet de regarder un petit peu ce qu’il se passait en Egypte, notamment avec cette question des pharaons rois des rois parmi les rois. D’où étaient-ils, d’où venaient-ils véritablement ?

-Cette question est en effet primordiale. En Egypte il y a eu en réalité deux empires. Un premier tout d’abord, qui fut ensuite suivi après une période de dégénérescence provoquée par un changement climatique, par un second empire caractérisé par les 18ème, 19ème et 20ème dynasties, que nous appelons les Moses ou les Ramsès, mais qui étaient en réalité des Moïse.
C’est cela qu’il faut bien comprendre: on a déformé le terme volontairement.
Le 1er empire fut fondé par celui qu’on appelle le roi-scorpion Narmès, qui était kébite. C’était un noir qui gouvernait sur la haute Egypte, c’est-à-dire celle qui est au sud et qui a fait la conquête militaire des principautés de la basse Egypte. On n ne sait pas très bien encore par quelle ethnie ces principautés étaient-elles peuplées, sans doute déjà peut-être par des précurseurs de ceux qui allaient devenir les breux (hébreux?). On l’ignore, on recherche encore. On n’a pas réussi à extraire l’ADN des quelques tombeaux de ces populations (aux sites?) trop anciens.
Par contre on sait très bien que pour la haute Égypte, ce fut une conquête militaire qui fonda le mythe de la légitimité égyptienne à-travers la représentation noire, khébite, guerrière, conquérante. Même les rois pharaons, qui furent appelés pharaons par les grecs,  viennent de cette représentation. De telle manière que tout roi pharaon, même bien ultérieur, se fait représenter pour le peuple sous des traits négroïdes même s’il est blanc. L’exemple le plus frappant à l’heure actuelle, qui a tant fait polémique, c’est le cas de Néfertiti qui est représentée partout sur les temples en princesse négroïde. Mais la chance a voulu qu’on découvre le buste du sculpteur qui en détenait le patron, comme toute personne, épouse, concubine ou pharaon, avait un sculpteur détenteur de sa vraie représentation. Or, le hasard a voulu qu’on retrouve ce buste qui se trouve actuellement au musée de Berlin dans le cadre d’une exposition actuelle. On se rend bien compte qu’elle est totalement blanche, ce qui a fait une grande polémique parce que, ayant été découverte dans les années 1920, certains ont dit qu’elle avait été reliftée, ce qui ne manqua pas de faire scandale au point que l’Egypte a demandé sa restitution. Puis ils ont finalement fait des analyses et aujourd’hui, même les archéologues égyptiens concluent qu’il s’agit bien de la bonne représentation. Il y avait donc une double représentation:  celle mythique, pour se faire accepter par le peuple ; et la réalité de la 18ème dynastie qui était une dynastie (blanche?). On parle de manière (génique) parce qu’on ne dispose pas de l’ADN de Néfertiti mais de celui de ses parents, de ses enfants…
 
-C’était une obligation oui, il fallait se conformer au mythe. En plus, la 18ème dynastie était une dynastie aux cheveux roux. Or le roux incarne à la fois la connaissance et le mal, ou Seth si vous voulez.

-C’est le démon en fait ?

-C’est le démon, exactement. C’est d’ailleurs pour cela que les blondes ont si mauvaise réputation, ça vient sans doute de là… Génétiquement il n’y a évidemment rien là-dedans… Toujours est-il que les Ramsès, les Moïse se faisaient représenter avec la coiffe pour cacher leurs cheveux parce qu’ils étaient à la fois… Nous on les appelle les Thoutmosis, ce qui signifie les héritiers de la connaissance, les héritiers de Thout, le serpent qui incarne à la fois le mal et la connaissance, qui fut repris par la Bible sous une forme allégorique. Et donc quand un citoyen avait les cheveux roux il était mal vu, c’était quasiment l’étoile jaune vous voyez…?

-Oui bien sûr.

-Donc on se cachait les cheveux et certains d’ailleurs essayèrent d’attenter à la vie des Ramsès quand ils ont découvert qu’ils avaient les cheveux roux. C’était une dynastie régnante étrangère qui est arrivée en Égypte peu après sa fondation, sous les Djéser. Dans un récent article où j’essaie de ré-écrire le vrai récit d’Abraham j’assimile Hermès, Imhotep et Abraham. Car quel qu’il soit, il existe à l’évidence un lien entre ces trois personnages. C’est eux qui, près les militaires, ont apporté l’unification spirituelle. L’Egypte était en effet composée de régions, de principautés, et chacun avait en quelque sorte ce qu’on appelait à l’époque son horizon, son territoire, un ‘totem divin’, que nul n’allait placer un au-dessus des autres. A mon avis c’est Abraham qui a eu l’idée de créer un totem unificateur, qui s’est appelé Ammon, ce qui veut dire infihilé. D’où le un multiple, qui était à la fois le un et en même temps la diversité culturelle, ethnique, tribale, des horizons de la haute et de la basse Égypte. Cette tribu autour d’Abraham vient sans doute non pas de Ur en Chaldée, comme a dit la bible – même les rabbins disent que cela est invraisemblable maintenant, on sait qu’il n’y en a aucune trace dans l’histoire – mais sans doute d’un autre Ur qui est à quelque kilomètres de Göbekli Tepe, le monument qu’on vient de redécouvrir. C’est un allemand qui s’appelle Moser, mais enfin je ne voudrais pas faire d’erreur, qui a montré grâce à des vues satellites qu’en fait ces ensembles circulaires représentaient sans doute des configurations de Syrius à différentes époques. Ainsi donc, tout le matériel spirituel qui va caractériser la doctrine égyptienne se trouverait déjà là, je parle bien au conditionnel. Et assez curieusement. Il y a 10 500 ans, soit en 8500 ans avant notre ère, ces constructeurs ont décidé de les recouvrir, ils sont donc entièrement recouverts sans que ce soit l’œuvre du temps mais celle d’hommes qui l’ont caché parce qu’il y avait dans le village d’à-côté un culte idolâtre dont nous parle d’ailleurs le Coran. On dit que le père d’Abraham sculptait des pierres hantées en vue d’une idolâtrie qu’il condamnait lui-même. Il est ainsi permis de penser qu’Abraham était bien un Atolien, ce qui est conforté  par la génétique. On reconstitue ainsi progressivement tous ces peuples bibliques. Et qu’il est venu en Égypte avec son bagage spirituel et en apportant une solution d’unification spirituelle qui était au départ réservée au pharaon, qui avait un droit à la vie éternelle. Quand eut lieu le changement climatique, qui vit la propagation du désert ce qui a appauvri et détruit le 1er empire, le pharaon qui était associé à la richesse du Nil est devenu moins (…té). Il a alors partagé son pouvoir avec ses proches, avec ses femmes, avec ses concubines. Ce qui fait que, dans le temps où l’empire s’est désagrégé, à l’inverse progressivement, la bourgeoisie, les cadres et même le peuple ont partagé l’ambition de vie éternelle et la spiritualité du pharaon. Ce qui fait que lorsque l’empire s’est reconstitué, après le règne des Ixos c’est-à-dire des hébreux qui ont régné pendant 108 ans, le peuple était spirituellement unifié, ce qui a permis la seconde unification et le second empire. Voilà, c’est un petit peu rapide mais c’est un point important.

-Il y avait donc un culte commun, une spiritualité commune en fait ?

-Oui. Il y avait en fait des cosmogonies régionales, Kieb, Abidos, Mediopolis avec leurs propres caractéristiques. Dans la basse Égypte, on était plus orienté vers le Dieu des profondeurs Atoum, celui qui vient des profondeurs de la Terre, tandis qu’au nord on se vouait au culte solaire. Mais tout cela était rassemblé par la trilogie qu’au fond, la religion chrétienne a ensuite emprunté, notamment la cosmogonie d’amdéra alias Isis, Osiris et Horus. Au nom du père, enfin au nom de la mère, parce qu’avant, lors du 1er empire, c’était au nom de la mère ; et du fils qui joue un double rôle, le pharaon évidemment s’identifiant au fils, c’est-à-dire à celui qui est né de la mère primordiale, Horus.

-Oui. N’oublions pas que la Bible a emprunté beaucoup, beaucoup de choses n’est-ce pas ?

-La Bible emprunte énormément de choses oui, elle emprunte notamment cette idée que la connaissance et le mal sont un peu liés, l’idée du double serpent qu’on a dans les hiéroglyphes égyptiens… La bible va faire une espèce de transposition : c’est-à-dire que les kémites vont devenir les sémites. Et les méchants qui ont apporté la connaissance – je caricature pour faire comprendre – vont devenir les édoms, vont devenir Sodome. Donc c’est une transposition, même si la Bible reconnaît que, comme d’ailleurs dans le dispositif égyptien, ceux qui ont apporté la connaissance ne sont peut-être quelque part pas aussi mauvais que ça. Parce que, par exemple, David est roux dans la Bible. Et donc il est un descendant des ancêtres des gaulois, pour résumer, puisque la génétique a montré que les pharaons de la 18ème dynastie, ceux de la maison de David, sont des R1. Là on entre déjà dans un peu de technique (…) Ce sont des R1, B1-A2, càd qu’ils ont les mêmes ancêtres que les pré-sumériens Anatoliens, que les Galiléens et que les Celtes.

-Ah oui !?

-Et oui. Mais cela ne signifie pas qu’ils soient Celtes, attention ! Les Celtes c’est après, attendez, mêmes ancêtres ! C’est-à-dire – et c’est cela qui est intéressant ! –  qu’ils descendent du même clan africain, qui est sorti le premier d’Afrique. Pour bien comprendre la genèse de la Bible, c’est une allégorie de Noé, puis d’Abraham, qui présente tout cela sous une forme simplifiée qui n’est certes pas la stricte vérité mais une forme néanmoins allégorique. Il faut savoir qu’on ignore s’il y avait des Sapiens au nord, mais l’on sait que quasiment aucun Sapien n’a survécu à un événement volcanique qui s’appelle le Toba, une éruption d’un volcan en Indonésie absolument énorme, magistrale, qui a créé une espèce, (on parle d’un événement survenu à peu près en 74 000 avant JC, et qui a créé pendant le début de l’ère glaciaire qu’on appelle l’ère de Wourms, une espèce d’hiver nucléaire pendant lequel quasiment aucun Sapiens n’a résisté… On pensait au départ qu’il n’y avait qu’un seul clan africain ayant résisté en Afrique du sud. On sait aujourd’hui qu’il y en a eu quinze. Vous avez donc une diversité génétique africaine qui est beaucoup plus importante que la diversité des non-africains. Et 10 000 ans après, soit vers 65 000, 60 000, 55 000, il y a eu un redoux de cet hiver de l’ère glaciaire. Et des deux tribus les plus aventureuses (on pensait qu’il n’y en avait qu’une mais on sait désormais qu’elles étaient deux), la plus guerrière, celle qui état la plus portée à aller de l’avant, est sortie d’Afrique en passant par le désert qui contenait des couloirs de savane… On a d’abord pensé qu’ils étaient passés par le Moyen-Orient avant de s’être répandus jusqu’en Indonésie, certains ayant remonté l’Europe centrale pour y rencontrer plus tard le Neandertal. On pourra y revenir tout-à-l ’heure parce que c’est l’affaire des Anunnaki, des Elohim (…)
-Oui, on en a fait une émission il y a une dizaine de jours justement.
-D’accord, je ne sais pas si j’en dirais la même chose (ou l’inverse) mais ce n’est pas grave…

-Non non, mais il y a plein de choses qui s’emboîtent en fait.

-Voilà. C’est assez difficile de poser un regard global (…), systémique, de rassembler tout ce qui est épars, c’est assez compliqué. On pensait d’abord que les autres étaient descendus vers Bornéo, l’Australie, pour former les Aborigènes de ces régions. Or, on sait depuis peu de temps (6 mois à peu près) qu’en fait il y a eu deux tribus distinctes qui sont sorties d’Afrique. Et on se demande si en réalité, la première, d’où descendent ceux qu’on appelle le groupe K dont descendent les R justement ainsi que d’autres sous-groupes dont notamment certains ont quasiment disparu… Ceux-là sont les premiers à être sortis d’Afrique dont le groupe des Aborigènes est distinct, séparé d’environ 5 000 ans. Lorsque le premier sous-groupe africain est sorti, le redoux était véritable ce qui leur permit, contrairement à ce que l’on pensait, de remonter immédiatement au nord. Peut-être sont-ils même passés par le détroit de Gibraltar, les colonnes d’Hercule n’ayant pas encore été enfoncées par le mécanisme qui est sans doute à l’origine de Noé, qui a envahi toute la Méditerranée.

-Trouve-t-on des traces ADN de ce voyage finalement ?

-Alors oui et non. On procède essentiellement à partir de la base ADN complète dont on dispose aujourd’hui qui comporte de 600 000 à 1 million de (marqueurs?), un ADN complet de sapiens d’aujourd’hui, tel qu’il a été développé par le Mextampt Institute et se trouve détenu aussi par certains laboratoires. Chacun de nos jours a la possibilité de faire réaliser une étude de son ADN pour retrouver d’où il vient, de quel groupe, si l’on descend d’ancêtres issus de la première, de la seconde ou de la troisième sortie d’Afrique…

-C’est génial !

-Selon la profondeur de l’analyse le coût varie de 90 à 900€. Si on veut vraiment savoir d’où l’on vient, c’est environ 900€. L’accès à cette base est très intéressant oui. Alors comment procède-t-on, et bien par proximité génétique. On fait des analyses arborescentes, en calculant le nombre de permutations entre les ADN d’aujourd’hui, et en remontant progressivement sur les racines de ces (ato?) groupes. Ce nombre des permutations donne des idées qui restent encore imprécises, il ne faut pas dire que l’on sait tout sur la datation. Mais en rapprochant ces racines constituées des groupes fondateurs K, J, G et E qui ont donné tous les (ato ou) autres groupes actuels, on va se faire une idée des dates et on les compare (que l’on comparera) aux restes de la paléo-histoire, càd les (aux?) restes culturels, les textes, et on essaie d’avoir des marqueurs de vraisemblance. Il arrive parfois qu’on retrouve des ossements dont on peut extraire soit l’ADN dipocondrial, parce qu’il est le plus directement accessible, soit même plus rarement une partie de l’ADN du père, et donc on recale progressivement tout cela et c’est comme un puzzle qui apparaît où l’on essaie de mettre en rapport les textes, (de) les comprendre, les analyses (…)
Les (Thraces?)  dans leur ensemble. Ils descendent d’une deuxième sortie d’Afrique, donc d’un des 15 clans aussi, et ils avaient un groupe commun qui s’appelle I-J. Ils ont donné le groupe I qui est aujourd’hui constitué essentiellement des Berbères, et le groupe J qui caractérise l’ascendant sémite. Et puis il y a de cela entre 30 000 et 15 000 ans à peu près, on ne sait pas exactement, ils se sont séparés en ce qu’on appelle 2 clas, donc 2 groupes distincts : les J2 et les J1. Les J1 sont les Arabes et les J2 sont les Hébreux. Et évidemment, les peuples J1 et J2, au proche Orient, notamment après la constitution progressive de la Mésopotamie, càd de Sumer (Akad était J2, était essentiellement hébraïque) ils se sont culturellement métissés, ce qui fait que lorsqu’on est juif ou arabe aujourd’hui, on peut être aussi bien J1 que J2. Il y a beaucoup de mélanges…

-Y a-t-il des troncs communs en fait ?

-Il y a des troncs communs, ce qui fait que par exemple vous avez un laboratoire de génétique israélien qui vous propose de vous dire si vous avez des ascendances juives et ils ne se basent pas sur le fait que vous soyez J2. Ils se basent sur des marqueurs de différenciation de sous-sous-groupes qu’ils ont identifiés, qui sont beaucoup plus fins, c’est devenu beaucoup plus complexe.

-Cela risque d’ en énerver certains non ?

-Oui.

-Enfin moi je dis ça je dis rien, mais… Déjà qu’il existe des tensions entre les deux…Si on apprend que…

-Oui alors, cela risque d’énerver, ou pas. Parce que évidemment vous savez, les plus proches sont toujours les cousins, les meilleurs amis et les meilleurs ennemis. C’est une constante dans l’histoire. On craint que cela vienne bousculer nos représentations. Et bien on a pu reconstituer par exemple où se trouvaient les Hébreux à l’époque de Jésus, c’est une approximation mais qui paraît quand même très sérieuse…

-Je vous propose nous raconter tout cela dans un instant, on va se faire une petite pause. On se demandera justement où se situaient ces peuples au temps de Jésus, de celui qui nous permet d’avoir un calendrier aujourd’hui…
-D’accord.
28 ’30: pause interméd’…

-Patrice, la question qu’on s’est posée juste avant la pause, c’est où se situaient tous ces peuples finalement autour de Jésus ? Parce que cela aussi est important. On n’est pas certain encore une fois, on a beaucoup d’idées mais… J’ai regardé les 10 commandements la semaine dernière. C’était assez marrant de voir Moïse partir comme ça avec le peuple Hébreux. Et alors on a envie de savoir justement où ces peuples étaient au temps de Jésus.

-Alors au temps de Jésus, oui c’est intéressant parce que, évidemment, c’est un premier aboutissement. Après on peut essayer de remonter mais il faut d’abord s’arrêter à cette étape, effectivement importante. Et là, on a une première grande surprise ! C’est que le peuple Hébreux, donc J2 – alors je ne parle pas de la culture mais je préciserai peut-être – ne se trouve pas en Terre de Judée. Ils se trouvent au nord de l’Inde, cela on le sait, où ils deviendront les Khazars puis les Ashkénazes. Cette partie-là est maintenant bien connue. Ils remonteront par l’Europe du nord et, à la dissolution de l’empire khazar, ils subiront les pogroms et émigreront jusqu’à se retrouver progressivement en Europe. Cette partie est maintenant bien connue.
-Il s’agit des Juifs d’Europe de l’Est c’est bien cela ?

-Voilà exactement. Cela a donné lieu à de grands débats: sont-ils vraiment hébreux, juifs, ou pas ? Oui, ils le sont. D’ailleurs, Saint-Thomas nous dit quand il part évangéliser l’Inde qu’il fut très surpris que la culture hébraïque y soit déjà présente. Mais la partie qui était venue au Proche-Orient occupe essentiellement deux territoires Alors, je ne sais pas s’il faut les appeler des diasporas car on va vite se rendre compte que ce sont des diasporas mythiques, vu qu’il n’existe pas de véritable ‘terre promise’. Il y a une terre promise qui a été promise par la Bible, peut-être en dirai-je un mot puisqu’on commence maintenant à mieux comprendre comment cela s’est agencé… Ils sont à Alexandrie dans le delta du Nil, où ils forment la plus grosse colonie on va dire. Certains généticiens, certains historiens, disent 300 000, d’autres plus de 500 000, on peut discuter le chiffre évidemment..
Et puis, grande surprise, la seconde grande colonie se trouve dans le sud de la France. C’est la grande colonie hébraïque qui se situe entre Arles et les Pyrénées. Ce point est absolument fondamental. On ignore s’ils partageaient la culture qui allait devenir ensuite la culture juive hébraïque. Mais on sait par exemple que Ponce Pilate était natif de Narbonne puisque c’était le centre de ralliement. C’est sans doute ce qui explique l’alliance avec les Wisigoths en Navarre, qui viennent de l’autre côté des Pyrénées et, plus tard, le fait que la Gaule narbonnaise qui était alliée de Rome et n’appartenait pas à la Gaule Celtique, ait servi de base pour l’envahissement par César et ensuite par les Sarrasins ; puis ce fut les Cathares et la conversion ensuite au Protestantisme. La Laïcité à la française ressemble beaucoup à la laïcité égyptienne d’alliance entre la haute et la basse Égypte, parce que certains Rois français (Philippe Le Bel, Henri IV sans trop détailler) ont choisi l’alliance avec la Navarre, c’est-à-dire avec les peuples non Celtes contre l’ancienne contrée (la Old Country) afin de pouvoir faire la France qui est en quelque sorte une création de toutes pièces. Ils sont là et en très grand nombre.

-Mais attendez ! parce que si j’entends cela… Alors, déjà, je trouve que ça donne une importance à la France considérable ! C’est-à-dire que la France fut à l’origine de plein de choses parce que tout s’est mélangé dans le sud de la France. Remarquez ils avaient raison d’aller dans le sud plutôt que dans le nord, il y fait meilleur ! Mais d’un autre côté, une question me vient à l’esprit. On a beaucoup parlé de Jésus dans le sud de la France, de Marie-Madeleine etc. Peut-on imaginer que Jésus ait été Gaulois ?

-Et bien la Bible nous en fait l’aveu déjà. Galiléen veut dire Gaulois, ce qui signifie qu’il est descendant des ancêtres des Gaulois. Si la Bible a raison et qu’il est donc bien ‘de la maison de David’, et que comme l’indique le Coran il  est, par Marie, descendant du patriarche Joseph qui est lui-même descendant des ancêtres des Gaulois, on peut penser que Jésus est entre guillemets Gaulois, ou Celte. Mais c’est un peu un abus du terme, parce qu’en fait il est descendant des mêmes ancêtres, ce qui n’équivaut pas à en faire un Gaulois). Mais il est certain que la terre biblique mythique, qui est composée de la Judée, de la Samarie – Samarie c’est comme Sumer, c’est un peuple métissé d’Hébreux et de plein de peuples – et de la Galilée – la Galilée ce sont des gaulois, entre guillemets. C’est un ensemble et tout cela explique les problèmes qu’il y a eu entre ces trois peuples qui ont recherché une unité mythique qui ne s’est jamais réalisée. Un peu plus au nord, nous avons les Galates, au sujet desquels Saint-Paul écrira, lui qui est originaire de Judée… Ils deviendront les Arméniens, qui croient parfois être d’origine hébraïque ou je ne sais quoi, alors que la génétique montre qu’ils sont Celtes. (…) Basques…

Les descendants des Celtes (pour éviter l’abus de langage) étaient très présents au Proche-Orient, d’où ils furent progressivement chassés ou en tout cas refoulés par les Sémites qui ont convoité le jardin, le paradis. L’histoire du mythe fondateur de Sumer, c’est au fond la confrontation entre les premiers cultivateurs, les fermiers, ceux qui avaient hérité de la connaissance. Quant à savoir d’où ils en ont héritée, c’est la question des Anunnaki, Elohims. Der quoi s’agit-il ? Disons qu’à un moment donné, vous avez des héritiers d’une lignée métissé. Mais comme avec le Neandertal, on sait depuis environ 3 mois que l’ensemble des non-africains partagent 40% du patrimoine du Neandertal, c’est considérable ! Chacun, chaque élément de l’ensemble, 2 à 4%, mais ensemble ils totalisent 40%. Nous sommes donc tous des métissés, mais qui avons chassé une partie du Neandertal qui était en nous, pour des raisons génétiques que je ne vais pas développer, ce serait trop long et technique. Mais on commence à bien comprendre maintenant ce qu’il s’est passé. Et évidemment, les cueilleurs chasseurs qui arrivent des parages de la Chine, du Moyen et de l’Extrême-Orient, vont se métisser eux-mêmes avec ceux qu’ils considèrent comme les dieux. En fait, le mot ‘dieu’ désigne le fait de travailler dans le sens où ils vont se mettre au travail pour le jardin. Comme la légende de Gilgamesh nous l’enseigne – parmi d’autres, la Bible aussi à sa façon – ils vont prendre le pouvoir. Les Sémites (en fondant un Kad ?) vont vaincre Sumer et ils vont devenir les rois hébreux avant d’être chassés. C’est là que commence toute l’histoire de la guerre entre amis et ennemis… Ils vont fonder ce qui sera plus tard le peuple Araméen. On peut penser qu’ils sont présents très tôt en Égypte dans le Delta du Nil, mais on ignore à partir de quand précisément. Il y aurait eu une alliance entre la Dynastie Celto-Anatolienne du second empire et le peuple hébraïque.

-Mais qu’est-ce que cela signifie ? Ça veut dire que la basse Égypte et le Delta du Nil sont en réalité la vraie terre d’Israël ?

-Oui, c’est la thèse développée dans le livre Le secret du 3ème millénaire que vient de publier Roger Sabbah. A mon avis, il va trop loin en disant que tous les pharaons sont juifs, ce qui est faux. Il rejette beaucoup la Bible. Personnellement, ma thèse est que la Bible fut évidemment transposée, adaptée, transfigurée, translittérée etc., mais que sous la dictée par Manéthon et Tholémé II, ils n’ont pas tout ré-écrit, il y avait des textes avant qu’ils ont recollés, arrangés un peu oui mais il y a une très grande part de vérité. Bon, évidemment il faut prendre sa pelle pour la retrouver. Mais dans l’histoire des rois, comme l’explique Isaac Finkelshtein, un archéologue israélien que le rabbinat orthodoxe n’aime pas trop mais qui dit beaucoup de choses très intéressantes, on peut penser que la datation n’est pas trop fantaisiste. C’est-à-dire qu’à partir du 7ème siècle avant J-C, les Hébreux, qui étaient présents dans le Delta notamment dans le temple d’Héliopolis, se sont progressivement emparés du pouvoir dans les temples. Ils n’ont pas pris le pouvoir politique mais dans les temples. Et quand Égypte s’est définitivement effondrée sous le coup des Perses, après la bataille de Mégiddo et de Karamich, les Hébreux (qui étaient complètement dans le culte d’Isis et d’Osiris) vont commencé à adapter. Il existe des lettres par exemple, d’Eléphantine, des correspondances d’Hébreux avec les prêtres de Babylone qui sont absolument parlantes, où l’on voit qu’ils se consacrent au culte égyptien qu’ils ont d’ailleurs totalement assimilé puisque le mot ‘juif’ lui-même, qui va apparaître beaucoup plus tard (après la Bible) vient de Yod, le roseau (…) Ils vont se proclamer les héritiers du roseau égyptien, et progressivement faire comme ils avaient essayé de le faire à ce qui ressemble peut-être à Sumer, c’est-à-dire d’imposer la Loi avec un grand L, au-dessus de la loi du territoire. Parce que au fond, nous avons deux grandes traditions qui se sont toujours opposées et qui s’opposent d’ailleurs encore, i compris dans la Laïcité. C’est quelque chose qui se perpétue au fil des millénaires : Vous avez d’un côté les peuples qui sont avec la loi du territoire, ce sont plutôt les peuples qui descendent des pré-Celtes ; et de l’autre ceux qui viennent avec leur loi, une loi de légitimation divine qui est au-dessus et qui est indépendante du territoire. Ceci explique les conflits actuels entre les chrétiens catholiques par exemple et les sémites (c’est une caricature), comme deux conceptions de ce  qui serait au-dessus de la constitution (…) Et cette bataille, on l’observe aussi loin qu’on remonte dans le temps, où l’on assiste à cette confrontation et l’opposition parfois violente entre ces deux traditions. J’ai un peu perdu le fil de ce que je disais…. (rires)
-On voit bien que toutes ces informations finalement (…), d’un côté elles pourraient perturber et d’un autre elles pourraient rapprocher, comme je le disais tout à l’heure, parce qu’on s’aperçoit bien qu’il existe un berceau ou un tronc commun…

-Il remonte à Sumer et à Égypte. Il est clair que ces peuples aux traditions culturelles apparemment opposées se sont ethniquement mais aussi culturellement métissés. Akkad par exemple, qui va adapter les allégories sumériennes, notamment les 2 grandes tablettes – il en existe sans doute d’autres qui sont perdues à jamais mais ce sont celles-là, au nombre de trois en réalité, qui font référence :
  • l’Enuma Elish qui raconte la création du système solaire. D’où tiennent-ils ce savoir, c’est encore un autre problème qui se discute beaucoup…
  • et l’Ouadama ou Adamba, les 2 versions dont la tablette la plus explicite a été retrouvée à Aguédathène càd en Egypte, la ville de Moïse (et ?) Akhénaton. L’une racontant donc la création du système solaire et l’autre raconte la genèse de l’Homme.
-Je vous coupe Patrice parce que vous parliez tout à l’heure des Elohim et des Anunnaki.  Je suis obligé de vous poser la question parce qu’on a fait une émission et beaucoup y voient l’intervention d’un peuple extraterrestre. Est-ce que, quand on parle des Anunnaki, des Elohim, quand on regarde l’ancien testament, l’adoration des dieux, des hommes du ciel etc., c’est quand même très perturbant, est-ce que vous avez imaginé un pan de l’histoire de ce côté-là ?

-Alors je vais vous dire, pour répondre le plus franchement possible, je l’imagine mais je n’écris jamais publiquement là-dessus, je vais vous dire pourquoi… Je peux en dire 2 mots mais il y a eu une telle exploitation de la fibre extraterrestre que j’ai peur qu’un amalgame un peu trop rapide n’amène le grand public à refuser de voir ce qui est certain et progressivement avéré dans la lecture des tablettes. Par exemple j’ai parlé de la création, de la grande bataille céleste. C’est Zacharia Sitchin qui a travaillé pendant 30 ans là-dessus qui a eu le premier l’idée que cette grande bataille céleste n’était pas une histoire de dieux mais une sorte de bande dessinée qui décrivait pour leurs propres universités (des gymnases) et pour leurs étudiants initiés (…) dans une tache notamment de cadastre ou autre. Je crains que le public rejette ce qui constitue pourtant maintenant des évidences. Il est vrai que Zacharia Sitchin a ensuite fait une carrière littéraire où son imagination l’a emporté en inventant cette idée de Nibiru 12ème planète. On sait aujourd’hui, c’est moi qui en ai apporté la démonstration, que Nibiru est une invention, mais que Mardouk était Jupiter, celui qui avait entrainé une lune et qui avait impacté la Terre. Les modèles cosmogonistes expliquent très bien tout cela de manière extrêmement précise désormais et conforme au texte sumérien. Et donc il n’y a quasiment plus aucun mystère ! Et le grand public ne le sait pas ! Il ne sait pas que la tablette de la grande bataille céleste dit la vérité, qu’elle énumère des planètes qui n’étaient pas visibles à l’œil nu à l’époque et que nous n’avons découvertes que récemment ! Alors ma modeste ambition serait déjà qu’on reconnaisse cette vérité. Comme quoi oui,  c’est vrai, ils avaient une connaissance. Alors maintenant si vous me demandez d’où leur vient-elle ? et qui les a enseignés ? qui sont les Elohim et les Anunnaki, puisque c’est sans doute à peu près la même chose, qui les ont enseignés ? Est-ce que ce sont des civilisations venues de l’Atlantide, extraterrestres ou autres ? Antédiluviennes évidemment, dont la tradition, la stricte relation à la vérité s’est un peu perdue, mais dont la relation symbolique est restée structurellement exacte (…) Les Sumériens eux-mêmes avaient-ils conscience que le récit qu’ils transmettaient était un récit vrai ? Ou était-ce pour eux déjà un récit spirituel allégorique ? Ca je suis incapable d’y répondre mais je trouve qu’il est légitime de se poser la question.
Pour ma part je me garde bien de lier les deux réponses en même temps. J’ai plutôt une autre thèse selon laquelle le cerveau humain est à l’image presque fractale de l’Univers et qu’il peut donc ainsi accéder à des connaissances, dans certaines situations, qui le mettent sur la voie de la vérité. Ceci donc sans pour autant avoir été enseigné par une présence extraterrestre. J’ai plutôt tendance à penser après avoir travaillé notamment sur un certain texte ‘Sorti de la lumière’ issu du ‘Livre des morts égyptiens‘ que les Elohim étaient plutôt les cellules de vie orientées gauche. On sait si les cellules ont été créées dans les étoiles ou sur Terre en fonction de ce qu’on appelle leur tiraïdé, (…) ou dextre. Et je pense que cela fait plutôt référence au fait que les principes de vie sont venus des étoiles. Cet élément-là serait extraterrestre oui, mais pour ce qui concerne la révélation de la connaissance, j’évite habituellement de faire part de ma thèse parce que je n’en suis pas encore au bout. Ce serait la rencontre avec la 1ère tribu noire et Neandertal, ou les autres lignées d’ailleurs amérindiennes, les dolicéphales ou autres (il y en avait d’autres, les danizophales etc, qui sont des lignées apparentées) (…) non-Sapiens, qui n’ont pas eu de descendance. Ils avaient un cerveau plus gros que le nôtre d’à peu près 250 à 350 grammes. Ils ne pouvaient pas se projeter en avant mais avaient une mémoire fantastique ! Le Neandertal était par exemple capable de regarde les étoiles et d’enregistrer dans leurs cerveaux, non seulement les lignes magnétiques comme les oiseaux mais avec un cerveau infiniment plus gros, et toutes les trajectoires (que les grecs appelaient les théyas, c’est de là que vient ‘théisme’) des astres. Et de se les redéfiler à tout moment comme une image ou un film. Donc, si vous photographiez le ciel pendant la durée d’une existence, la nuit (ce qui a été fait, recomposé par un certain laboratoire) et que vous regardez les trajectoires des étoiles, vous voyez tout de suite des phénomènes qui paraissent inaperçus. Vous voyez la précession des équinoxes, vous voyez que la Terre n’est pas le centre, etc.
Ma thèse est qu’au fond, les Sapiens se sont servis des Neandertal un peu comme d’un ordinateur de poche si je puis dire, c’est-à-dire qu’ils ont exploité la mémoire du Neandertal dont ils ont tenté de retranscrire ce qu’ils en comprenaient. Et que c’est sans doute à partir de là que l’on a perfectionné le symbolisme et peut-être l’écriture, qui existaient déjà auparavant. Parce que, au fur et à mesure que les enfants des Neandertal se métissaient avec les Sapiens, ils s’amenuisaient, c’est une affaire de rhésus et de groupe sanguin que je ne développe pas. Simplement, il fallait être O positif et O négatif sinon les enfants avaient la maladie bleue. C’est pourquoi il y a très peu de métissés ayant résisté et acquis les caractères du Neandertal pour résister à l’hiver glaciaire. Il a donc fallu consigner, ce qu’ils ont fait avec les moyens du bord en gravant par exemple ou par différents procédés qu’on connaît encore mal… Je crois que c’est de là que cela démarre. Et plus peut-être, ce que certains appellent les états transformés de la conscience, soit l’accès aux différentes couches du cerveau. Le cortex a 6 couches, comme c’est indiqué d’ailleurs dans l’Echelle de Jacob et dans d’autres traditions aussi… La 7ème est celle qui associe le tout, c’est l’unité complète. Et dans l’évolution spirituelle des hommes, on trouve cette structuration dans toutes les consciences, même chez les animaux chez lesquels seules les 1ères couches sont bien excitées, animées. Et très souvent, par la méditation ou certaines autres pratiques (spirituelles), il est possible d’animer des couches supérieures donnant accès non pas à la connaissance mais à une structure de la connaissance qui se trouve en harmonie avec ce qu’est l’univers. Et je pense que la conjonction des deux a donné des intuitions qui au fond sont sans doute très proches de la vérité. C’est un peu quantique mais enfin bon, c’est une thèse que je ne développe pas parce que certains ont du mal à l’entendre, mais je serais plutôt orienté vers cela.

-Bon, en tout cas on voit bien que c’est un peu compliqué, qu’on peut tout imaginer, tout envisager dès qu’on parle de Sumer etc, sachant qu’on a encore certainement beaucoup de réponses à attendre sur toutes ces questions, c’est évident. Patrice Hernu, on arrive malheureusement au terme de cette discussion. Je voudrais vous remercier mille fois d’être venu parce que je crois que vous êtes alité en plus, il vous est arrivé quelque chose…

-J’ai eu une maladie auto-immune oui, qui a fait une complication post-opératoire dont je me remets. Maintenant je suis hospitalisé à domicile mais ça va mieux, je vous remercie.
-Merci d’avoir pris le temps de discuter avec nous ce soir.
-C’est un grand plaisir.
-Merci infiniment, bon rétablissement et passez un bel été !
-Merci et bonjour à vos auditeurs ainsi qu’à la qualité de ce site et de vous-mêmes aussi, merci bien !
-Merci au revoir.  »

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Source essentia/64 

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