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5 décembre 2013

Café philo : les deux corps du décideur

Dans son livre Les Deux Corps du Roi [1], l’historien Ernst Kantorowicz explique que le roi – au Moyen Âge – a deux corps : un corps d’homme comme tout un chacun et un corps symbolique qui représente la nation et ne meurt jamais. Kantorowicz note que cette idée est issue de la théologie chrétienne puisque pour un chrétien, l’Église est le corps du Christ sur Terre.

Il s’agit bien de deux corps différents et même déconnectés. Un exemple permettra de comprendre de quoi il s’agit dans l’esprit des hommes du Moyen Âge. Le 5 août 1392, le roi Charles VI est pris d’un premier accès de folie dans la forêt du Mans. Il attaque sa propre troupe et tue six personnes avant d’être maîtrisé. Il faut se rendre à l’évidence, le roi de France est fou. Ce qui entraînera la France dans des désastres militaires inouïs. Mais seul le corps terrestre est malade. Le corps symbolique quant à lui ne saurait subir les atteintes de la maladie. Charles va rester roi de France jusqu’à sa mort en 1422. Pendant trente ans, le royaume aura un roi fou et cela se traduira par une longue suite de désastres pour la France. Mais pendant cette période, personne n’a pensé à déposer le roi, à organiser une succession. Le corps symbolique, bien distinct du corps physique, était inviolable.


Charles VI le fou

29 mai 2013

Café philo : a propos du Hollandisme : notre monde change-t-il ?



France's President Hollande addresses a news conference at the Elysee Palace in Paris
Le grand Karl disait à propos du 18 Brumaire de Napoléon III que « les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas de plein gré, dans des circonstances librement choisies ; celles-ci, ils les trouvent au contraire toutes faites, données, héritage du passé ». La leçon marxienne a été bien comprise par nos contemporains, bien qu’on en oublie souvent la paternité, et la dépolitisation de nos sociétés en est ainsi la marque profonde.
J’ai songé à cette belle phrase de Marx lors de la conférence de presse de François Hollande quand ce dernier a révélé devant le parterre de journalistes, je le cite, que « le monde changeait ». J’ai d’abord souri devant ce constat dont l’originalité ne méritait peut-être pas une telle conférence, avant de comprendre que révélation, il y avait peut-être dans ce propos. Car nous étions passés en un an du slogan « Le changement, c’est maintenant » au constat « le monde change ».

Café philo : Meetic, ou l’insipide-dating selon Baudrillard



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Un paradoxe étrange enserre les célibataires aujourd’hui : jamais la France n’a compté autant de sites de rencontre, ni autant de célibataires. Selon une récente enquête de l’INSEE, il y aurait près de 16 millions de célibataires en France, et près d’un célibataire français sur cinq serait inscrit sur l’un des 2.000 sites recensés dans l’Hexagone.