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Le pardon et les jeux de rôle bourreau/victime

Pardonner, n'est ce pas là le plus beau cadeau que l'on puisse offrir à l'autre et à sois pour avancer dans c...

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30 novembre 2014

Du cheval-ouvrier au cheval-partenaire : l’évolution d’un centre équestre

Nous avons rarement ouvert nos colonnes aux centres équestres, désolés d’un certain non-respect et de la souffrance ouvrière des chevaux et poneys pris dans ce système. Mais nous avons rencontré les dirigeants d’un club différent des autres : depuis trois ans, l’établissement prend en compte la relation homme-cheval et le bien-être de l’animal dans l’enseignement. Et ça marche !
Situé en Vendée, non loin de La Roche-sur-Yon, le centre équestre de Chauché pourrait bien faire figure d’exemple… Créé en 2002 dans l’optique d’être un établissement familial, rien ne le distinguait au départ des autres lieux d’enseignement de l’équitation au grand public.

Chevaux de centre équestre
© angelikaseubert - Fotolia.com
 
Mais un virage s’amorce en 2003, quand Caroline Lamy et Jérome Fava, tous deux gérants de la structure équestre, rencontrent Mireille Moulet. Thérapeute et spécialiste de la communication homme-cheval, elle officie depuis une quarantaine d’année au plus haut niveau, tant en ce qui concerne les soins que la relation psychologique entre l’homme et l’animal :
« La rencontre s’est faite autour d’un cheval que nous avions acheté, en attente d’une intervention lourde pour un problème d’intestins. D’après le vétérinaire, il fallait le transférer sur Paris. Un ami nous a proposé de faire appel à Mireille, qui est intervenue. A l’échographie, le vétérinaire a constaté après quelques jours que le cheval était en amélioration ».


25 avril 2013

Vive le Cirque BIDON et son spectacle : Vite Ralentir !

Crédit photo Jean Léo Dugast Percheron International

"Vite ! Ralentir..." : c'est le titre du spectacle du Cirque Bidon, cirque d'art et de poésie, qui repart sur les routes de France. Ou plutôt sur les routes de cinq départements, Allier (03), Puy de Dôme (63), Creuse (23) et l'Indre (36).

6 mars 2013

Pourquoi ne plus ferrer son cheval ?


En 30 années nous avons eu à intervenir dans des cas aussi divers que dramatiques. Notre savoir faire, nos solutions, un suivi vétérinaire sérieux ont porté leurs fruits pour le bien être des chevaux et le soulagement de leurs propriétaires. Le ferrage est un funeste malentendu, une pratique qui s'appuie sur des croyances moyenâgeuses. Faire porter l'énergie cinétique du cheval sur son ongle - la paroi équipée d'un fer - est un contre sens scientifique extrêmement grave. Un ongulé se réceptionne sur le bout de son doigt et non sur son ongle qui est un capteur sensoriel essentiel puisqu'il vibre pour renseigner le cheval sur le type de substrat et la qualité de l'appui.


18 décembre 2012

Aveugle de naissance, elle participe à des concours hippiques

Malgré son handicap, la pratique de l'équitation participe à son épanouissement.

Aveugle et dotée d'une volonté de fer, Lætitia Bernard a réussi son projet professionnel, devenir journaliste à Radio France.

  Sa voix est connue des auditeurs de Radio France mais beaucoup ignorent comment elle travaille au quotidien et surmonte son handicap.

26 novembre 2010

En selle de la Sarthe vers la bonne ville de Thouars

Par un beau matin du mois de juillet dernier, nous sommes partis de Parigné le Polin en Sarthe vers les Deux-Sèvres, dans la bonne ville de Thouars, rejoindre un troupeau de frappés de la boussole et de tannés du derrière.
Quand je dis nous, c'est Ivanoé, 15 ans, 1.66 m et 590 kgs et une jolie jument Rosa, dont je tairais l'age et les mensurations par courtoisie. Je fut bien entendu accompagné par sa charmante cavalière émérite, au petits soins pour tout son petit monde.
Notre philosophie du voyage : rando tranquille, pas chargé, dodo le soir dans un lit, amis, camping, bungalow, chambre d'hôte, dormir à la belle étoile me devient de plus en plus inconfortable. Hé oui !!!

21 mars 2010

Mémoire d'un cavalier randonneur

L'homme est assis dans son fauteuil près de la fenêtre, de là il peut voir le jardin et les fleurs près du potager entretenues avec patience malgré les années qui commencent à peser, mais surtout il peut voir, juste derrière le grand prunier, le pré ou broute son dernier cheval, celui qu'il a acheté il y a bien longtemps, oh un vieux rêve, un splendide Camargue qu'il était allé chercher dans une manade près d'Aix en Provence.
Les année ont passées, le temps à fait son oeuvre et tous deux se reposent chacun dans leur coin, mais sans vraiment se quitter des yeux.
Chaque matin aux aurores le vieux cavalier, apporte une poignée de picotin à son vieux copain, "histoire d'entretenir l'amitié", comme il aime le dire aux amis qui viennent le voir.

2 janvier 2010

Mémoire d'hiver du cavalier randonneur

Ah! Ces petits matins d'hiver où le cavalier randonneur se lève aux aurores, le nez collé à la vitre, observant la froidure blanche des prés, à peine éclairés par l'aube naissante.

"Doit pas faire chaud" dit il l'oeil embrumé, les cheveux hirsutes, pas encore rasé.
"Pas idée d'aller çi-loin en cette saison, des chemins y en a de plus près" pense t-il tout haut, en humant son bol de café.
Après une bonne douche, rasé de près, il sort, la longe à la main chercher sa monture.

Le fidèle destrier est là, dans la brume, le nez à terre broutant du bout des dents les quelques brins d'herbe de la pâture.
L'homme s'approche de la barrière, l'animal lève la tête, hésite un instant, puis se décide enfin d'un pas lent, pour se diriger vers celui qui chaque matin lui apporte sa ration.
Ces deux là se connaissent, et c'est au petit trot que l'animal rejoint son cavalier.
Une caresse sur l'encolure, le mousqueton au licol, ils montent ensemble dans le van vers une nouvelle aventure.

Ce soir, tous deux fourbus, ils iront se reposer chacun de leur coté. L'animal à son foin, l'homme racontera à qui veut l'entendre, les longues allées sableuses parcourues au petit galop, l'air vif cinglant le visage, le soleil perçant à travers les arbres, les gerbes d'eau du gué de la Gardonnière, l'arbre abattu par la tempête où l'un d'entre a failli rester accroché, obligé de descendre du cheval en toboggan par l'arrière, sous les quolibets des copains.

Et puis les rires, la bonne humeur, les plaisanteries, la soupe à l'oignon bien chaude, le feu qui crépite, la clairette douce et fruitée, les petits gâteaux, bref l'amitié.

18 novembre 2009

Mon chemin de Stevenson à cheval

L'histoire :
Le chemin de Stevenson est le nom donné au chemin de grande randonnée no 70 (GR 70), en référence au parcours effectué en compagnie d'une ânesse, à travers les Cévennes, par l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson.

En 1878, Stevenson a 28 ans et rêve d'embrasser la carrière d'écrivain. S'il a déjà publié quelques nouvelles et un récit de voyage, ses écrits demeurent assez confidentiels et sont bien loin de toucher le grand public ainsi que le fera son premier succès populaire L'Île au trésor cinq ans plus tard.

Sa vie personnelle est plutôt compliquée : issu d'un milieu aisé, il est financièrement dépendant de son père Thomas, lequel voit d'un assez mauvais œil la vie de bohème que mène son fils, ainsi que ses ambitions littéraires ; côté cœur, en pleine époque victorienne, il fréquente Fanny Osbourne, une femme mariée (mais séparée de son mari) et mère de deux enfants.

Lorsqu'en août 1878, cette dernière repart en Californie, Stevenson sombre dans la déprime. Pour se changer les idées, il part en voyage dans le sud de la France, et finit par s'installer au Monastier, dans une petite pension, où il réside plusieurs semaines, multipliant promenades et petites excursions dans les environs.

C'est à la mi-septembre qu'il conçoit le projet de traverser à pied les Cévennes.

Mon chemin de Stevenson